• Grève dans l'Education Nationale

    Demain jeudi 20 novembre, une grève nationale va toucher l'ensemble du pays.

     

    Mais demain c'est aussi le 20ème anniversaire de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Convention Internationale">la Convention Internationale</st1:PersonName> des Droits de l'Enfants. (http://www.droitsenfant.com/cide.htm)

     

    Les enseignants qui vont revendiquer leur mécontentement face aux réformes engagées dans l’Education Nationale n’ont pas choisi la date au hasard !

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    Notre école est en danger !

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    La volonté de réformer le système éducatif français ne se résume pas simplement à le moderniser, mais aussi à l’appauvrir en le dépouillant de certaines qualités, bien que ces spécificités soient reconnues dans le monde entier !

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    Dans un premier temps, au lieu d’organiser une meilleure répartition des enseignants en fonction des besoins sur tout le territoire, le gouvernement a opté pour une réduction massive des effectifs, entrainant l’augmentation du nombre moyen d’élèves par classe dans la plupart des cas ! Ce choix devait répondre à un objectif d’efficacité mais aussi à un objectif d’économie.

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    Car l’Education de nos enfants semble perdre peu à peu, son sacrosaint statut de domaine non marchand. Subitement le critère de qualité vient d’être supplanté par le critère de rentabilité et de coût dans notre système scolaire national!

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    Certains dispositifs uniques au monde qui existent dans notre système scolaire, vont être supprimés. Par exemple, les enseignants spécialisés,  qui s’occupent chaque jour des élèves en grande difficultés, et qui les aident surtout à s’insérer et mieux se préparer à notre société, vont disparaître de nos écoles peu à peu.

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    Alors les enseignants ont décidé de montrer leur désaccord et de faire grève, ce jeudi.

    Mais voilà ! Le gouvernement a fait adopter par l’assemblée nationale la loi sur le service minimum.

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    Je me demande pourquoi est-il nécessaire, de faire voter une telle loi, lorsque l’on clame publiquement et régulièrement sa volonté de réformer dans la concertation ?

    Logiquement si un réel dialogue existe entre deux parties, cela doit généralement aboutir à un consensus, et non à un mouvement généralisé de mécontentement…

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    Enfin, cette loi impose aux collectivités locales d’organiser et de prendre en charge l’accueil des enfants durant les grèves dans l’enseignement public. Les Maires n’ont guère le choix sinon il risque d’être poursuivi par l’Etat devant les tribunaux administratifs et être condamnés à de lourdes sanctions !

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    Le souci des premiers magistrats de nos villes est d’organiser dans les meilleures conditions l’accueil des enfants, en respectant les contraintes très strictes en matière de sécurité. Mais cela n’est pas toujours facile de pouvoir remplir tous ces critères.

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    Par exemple, il est nécessaire d’avoir 1 adulte pour 12 enfants.

    Où trouver assez de personnel? Et aussi, qui paiera les personnes qualifiées requises, la collectivité ou l’Etat ?

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    De plus, cette loi ne précise pas qui endossera la responsabilité en cas d’accident au cours de ce laps de temps!

    Qui sera responsable si un accident se produit dans l’enceinte d’un établissement scolaire sous la surveillance de personnel non enseignant ?

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    Même si je considère que le Droit de Grève est un droit fondamental, je suis d’accord sur le fait, que  la revendication de certains citoyens ne doit pas perturber et empêcher les autres citoyens, de poursuivre leurs activités quotidiennes.

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    Mais cette loi est inapplicable, en l’état, dans le secteur de l’Education Nationale.

    En ne prévoyant pas aucun dispositif suffisamment complet, et adapté, on met en danger et on fait courir un risque aux enfants et aux jeunes qui sont obligés de fréquenter ces établissements scolaires durant la grève!!!

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    Demain, nous fêterons les 20 ans d’un texte majeur dans le Droit International.

    Ce même jour des hommes et des femmes, qui s’occupent chaque jour de nos enfants et qui contribuent fortement à leur épanouissement, vont défendre leur outil de travail.

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    « Article 3<o:p></o:p>

    1.                  Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.<o:p></o:p>


    2. Les États parties s'engagent à assurer à l'enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs ou des autres personnes légalement responsables de lui, et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées.<o:p></o:p>


    3. Les États parties veillent à ce que le fonctionnement des institutions, services et établissements qui ont la charge des enfants et assurent leur protection soit conforme aux normes fixées par les autorités compétentes, particulièrement dans le domaine de la sécurité et de la santé et en ce qui concerne le nombre et la compétence de leur personnel ainsi que l'existence d'un contrôle approprié.                »<o:p></o:p>

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    Jean François LOUBET<o:p></o:p>

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