• La Politique...à méditer....

    POLITIQUE

    Le mot politique vient du grec politikè (« science des affaires de la Cité »). Etymologiquement,la politique est donc synonyme d'organisation du pouvoir dans la Cité. La Cité visée est celle de l'Antiquité Grecque. Aujourd'hui appelé Cité-Etat du fait de la similitude de leur organisation avec celle de nos Etats modernes ( pouvoir centralisé, institutions, diplomatie,..) Mais le lien entre politique et État n'est pas si évident, cette acception est relativement récente.

     

    La politique au sens plus large concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La politique concerne les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités.

    Par ailleurs, dans un sens beaucoup plus restreint, le terme politique renvoie à des luttes de pouvoirs et de représentativité entre hommes et femmes de pouvoir et les différents partis politiques auxquels ils appartiennent.

    Le terme "La politique" vise également la superstructure dépassant l'individu et sur lequel il a souvent l'impression de ne pas avoir prise. ( en ce sens une partie de l'abstention

     

    Différents philosophes et

    penseurs ont étudié

    la notion de politique :

     

    En Asie  :

    Confucius

    ou Kongfuzi en chinois est né en 551 avant J-C dans la principauté de Lu où il fût magistrat. Dans une société chinoise divisée par le féodalisme, Confucius cherchait à restaurer l'ordre et la paix grâce au respect des traditions, à la légitimité du pouvoir et à la hiérarchie sociale.

    Au delà de ses principes directeurs, son expérience l'amène à la conclusion théorique suivante : pour que le pouvoir politique puisse vivre et être pérenne, le Prince est tenu de se comporter comme un homme de qualité, un sage en montrant sans cesse l'exemple. "Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura t-il à gouverner son État ? "


    En Europe:

    Socrate

    (469-399)

    Pour Socrate, gouverner la Cité est une fonction très utile qui doit être soumise à un certain formalisme. Ainsi, savoir gouverner suppose deux choses : donner l'exemple concernant l'observation des lois de la Cité, sous peine d'avoir de mauvais citoyens à diriger, et au delà, posséder la science du gouvernement. Rarement innée, cette vertu (Pour Socrate, la Vertu est la science du bien et du mal) s'apprend ; si bien que pour Socrate, la Politique apparait comme un véritable métier qui, comme toute formation, s'acquiert par la pratique de certains exercices.

    Pour Socrate, la plupart des gouvernants qu'il a l'occasion de connaitre ne savent pas gouverner : plus portés sur une accession rapide aux fonctions, ils négligent la formation nécessaire.

     

    Aristote

    Dans son œuvre La politique, Aristote analyse l'origine et le fonctionnement des différents régimes politiques de son époque , le IVe siècle av. J.-C., pour définir le meilleur d'entre eux, qui doit donner naissance à la Cité idéale.

     

    Grotius

    (1583-1645)

    Avocat protestant hollandais, il a été conseiller de la compagnie néerlandaise des Indes orientales. Il est le premier à poser l'idée selon laquelle c'est la volonté qui crée la société et s'oppose ainsi à Aristote selon lequel la Cité et la politique sont inhérentes à la nature humaine.

     

    Thomas Hobbes

    (1588-1679)

    En 1651, Thomas Hobbes, théoricien du contrat, publia son œuvre la plus célèbre, Léviathan, dans laquelle il proposa un modèle de souveraineté et de développement social avancé pour justifier la création d'un gouvernement. Il préconise un État fort, tentaculaire, omniprésent ; en effet, le Léviathan est en fait une sorte d'immense pieuvre. Hobbes décrit un État de Nature où chacun possède un même droit sur les ressources naturelles et est libre d'utiliser tous les moyens pour acquérir ces ressources. Tous les Hommes sont égaux dans la possibilité de mourir, aucun Homme ne peut s'imposer aux autres. Il avance qu'un tel dispositif conduit à une ”guerre de tous contre tous” (bellum omnium contra omnes) puisque, d'après sa propre formule, "l'homme est un loup pour l'homme". De plus, il écrit que les hommes doivent adhérer à un contrat social et devraient abandonner leurs droits absolus en échange de certaines protections. Hobbes affirme que la solution au problème d'agression est un État autoritaire centralisé, qu'il a appelé Leviathan. Hobbes n'est pas le seul à avoir imaginé l'Homme dans l'état de nature, Rousseau a lui aussi imaginé un état de nature.

    Tant qu'il apparaît que la coopération sociale et les hiérarchies de dominance précèdent les sociétés humaines, le modèle de Hobbes indique un système pour l'apparition des régimes politiques.

     

     

    Jean-Jacques Rousseau

    (1712-1778)

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