• Chapitre VIII: La Grande Cité.

     

    Dans la forêt, au fond de cette jungle luxuriante et tropicale, les barques et les pirogues chargées d’hommes, de femmes et d’enfants suivaient le fleuve qui serpentait au travers des arbres, et des lianes…La forêt était beaucoup plus dense, et les animaux plus nombreux. ..

    Dans une de ces embarcations, le journaliste, le guide et la pilote observaient autour d’eux, les oiseaux et autres animaux sur les rives de ce fleuve. Cette longue caravanne se déplaçait au rythme du courant…

    Les gens du village ne semblaient pas inquiets, et faisaient attention de ne pas effrayer les animaux de cette forêt…Derrière eux, comme par enchantement, la végétation se refermait sur le fleuve, ne laissant qu’un filet d’eau s’écoulait…Comme si il y avait toujours eu qu’un simple ruisseau dans cette jungle.

    Après quelques heures, les premiers bateaux arrivaient face à d’énormes blocs de roches posés sur la rivière, empêchant de poursuivre la route. A cet endroit le fleuve coulait sous cet amas de gros rochers.

    Malek, Thomas et Eva se demandaient comment ils allaient poursuivre leur voyage, avec tous ces gens, femmes, enfants et personnes agées à travers cette forêt tropicale si dense.

    Un homme descendit de la première embarcation et s’approcha d’un des blocs de pierre. Il posa sa main à un endroit bien précis et les pierres commencèrent à trembler, puis à bouger lentement ouvrant une brèche suffisamment large pour laisser passer les embarcations.

    Thomas, les yeux grands ouvert regardait ce spectacle…enfin pour ces compagnons, pendant cet instant il cessa de parler et de réclamer Maureen !

    Cette dernière se trouvait en avant de la caravanne, dans une autre embarcation.

    Lorsque le passage fut complétement ouvert, les bateaux reprirent leur periple sur ce fleuve…Après que tout le monde ait franchi les rochers, ces derniers se remirent en place, fermant et protégeant leur fuite.

    Lentement au fur et à mesure, que la caravanne avançait en suivant, le cours de cette grande rivière, la végétation était de moins en moins luxuriante. Au loin, les passagers des embarcations apercevaient les premières tours de guet.

    En voyant les bateaux, les guetteurs envoyèrent des signaux lumineux pour avertir La Grande Cité de leur arrivée.

    Puis sur les berges, des cavaliers en armes vinrent se joindre à la caravanne, pour les escorter. Les hommes à cheval semblaient connaître les occupants des embarcations. A travers les buissons et les branches des arbres, on pouvait commencer à distinguer les remparts de la Grande Cité !

    Seuls, les passagers de l’aéronef observaient, parfois avec étonnement, ce qui se passait autour d’eux. Thomas avait ressorti son carnet et son stylo, et il prennait des notes, oubliant un peu Maureen pour redevenir le journaliste.

    -« Mais c’est quoi cette Grande Cité ? J’en ai jamais entendu parlé de cette ville dans la jungles ! » s’écria le journaliste.

    -« Cette ville a été fondée dans les premières années de l’Effroyable Guerre. Et pour garantir la protection des habitants de cette grande ville sylvestre, cet endroit est toujours resté secret. Même dans les villes en lisière de la jungle, très peu de guide sont capables de vous y ammener. En général, la Grande Cité envoie régulièrement des Passeurs pour guider les caravannes qui transportent des marchandises ou des gens venus se réfugier. » répondit Eva.

    Elle s’asseya à côté du jeune journaliste, et poursuivi :

    « Cette ville construite en plein cœur de la forêt vierge est entourée de trois grandes murailles faites de rochers, de pierre et de troncs d’arbres. A intervalle régulier des tours se dressent pour assurer la garde des remparts. Cette ville s’étend sur des kilométres, avec une immense forêt dans laquelle les habitants ont construit leurs demeures.

    Au sol, les agriculteurs font pousser les légumes et les céréales nécessaire à la population. Les animaux domestiques, comme les vaches, les chèvres ou les chevaux peuvent aller et venir dans l’enceinte de la première muraille, partageant cet espace avec les habitants de la cité. Les chasseurs du village n’ont pour mission que de tuer le gibier nécessaire à la population, en veillant à ne jamais chasser souvent au même endroit…. »

    -«  Hep !!! pas si vite, j’arrive pas à tout noter et le bateau bouge !!! » interrompit Thomas.

    Eva attendit quelques secondes et repris :

    -« Cette ville est dirigé par un Conseil élu par la population. Chaque habitant enfant, femme et homme vote pour choisir leurs représentants. Chaque catégorie de la population de la Cité est représentée au Conseil, et les citoyens de cette Cité peuvent provoquer à tout moment  un référendum ou un vote sur un sujet d’interêt général pour La Grande Cité. Enfin, cette ville fonctionne comme une vrai démocratie où chaque citoyen à sa place. Les enfants étant considéré comme des citoyens et ils participent activement à la vie de cette société…regarde Thomas, nous passons le premier rempart…»

    Le journaliste leva la tête et se s’aperçut que la rivière entrait dans la ville, les embarcations passaient sous un porche en pierre au pied de la première muraille. Cette ouverture servait de passage pour les bateaux…et était fermée par deux énormes blocs de pierre qui venaient de chaque côté de cette vôute, ne laissant passer que l’eau.

    Dans la première enceinte de La Grande Cité se trouvait les hommes qui allaient chaque jour vérifier que personne n’avait franchi et trouvé les passages menant jusquà la ville. Ces éclaireurs ou sentinelles étaient nécessaires car depuis de nombreuses années, le parti du Renouveau Libéral cherche où se trouve cette mystèrieuse cité…

    Car beaucoup de ses citoyens ont activement participé pour arrêter  l’Effroyable Guerre et pour créer ensuite la Grande Assemblée en s’inspirant justement du fonctionnement de cette Grande Cité Sylvestre…empêchant ainsi les hommes puissants de ce parti de prendre le pouvoir sur le monde et d’imposer leur modèle de société » …

    Les bateaux s’approcher lentement des quais aménagés en bordure de cette vaste ville dans la première enceinte, les gens descendaient rapidement afin de laisser la place aux embarcations suivantes.

    Sur la place qui bordait ce port fluvial, des étalages de fruits et de légumes attendaient ces familles obligées de fuir. Des hommes distribuaient à chaque arrivant des vivres et leur indiquait dans quelle partie de la forêt se trouvait leur logement.

    Au moment où le journaliste s’apprêtait à enjamber le rebord pour descendre, le bateau suivant percuta l’arrière faisant tomber Thomas dans le fleuve !

    Le journaliste poussa un grand cri car l’eau était froide en cette période de l’année. Malek et Eva s’approchaient du bord pour aider le malheureux jeune homme lorsque soudain la jeune Maureen sauta dans l’eau et attrapa le journaliste pour le hisser sur une embarcation.

    Eva soupira en regardant le guide Malek :

    -« Quel cinéma pour revoir sa Maureen !!! Il aurait pu simplement attendre que nous soyons arrivés ! »

     

     

    (A Suivre…)


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