• Le vieil homme....

    Le vieil homme

     

    Dans une petite chambre aux volets mal fermés,

    La lumière du jour vient s’introduire et l’éclairer.

    Sur son lit un vieil homme commence à bouger,

    Lentement il s’éveille pour une nouvelle journée.

     

    Il sort de son lit pour s’habiller et aller déjeuner,

    Dans la salle avec les autres pensionnaires âgés,

    Il sort d’un pas lent et hésitant dans le couloir,

    Et rejoint comme d’habitude ce grand réfectoire.

     

    Le personnel  lui donne chaque jour ses médicaments,

    Qu’il va prendre avec  le café machinalement,

    Il va écouter ses compères conter les mêmes souvenirs,

    D’une vie vite écoulée, d’anecdotes et de longs soupirs.

     

    Il se souvient aussi de sa maison, de son village, de ses amis,

    De belles images de ses montagnes sauvages surgissent,

    Et le rire d’enfants courant devant sa maison, plein de malice,

    Avec lesquels il a joué et partagé des moments si exquis…

     

    Ces enfants à qui il contait des histoires devant une flambée,

    Assis en rond, ils l’écoutaient auprès d’un bon feu de cheminée.

    Il aimait les laisser jouer avec sa jument avant d’aller travailler,

    Dans ses champs près du village ou dans son magnifique potager.

     

    Après avoir pris son petit déjeuner, il décide de sortir prendre l’air,

    L’homme se dirige vers le jardin, passer le temps, ne rien faire,

    Mais une idée traverse et submerge  l’esprit du vieil homme ce matin,

    Il s’échappe de l’espace clos et part d’un pas décidé sur le chemin.

     

    Après une marche lente sur le bord de la route, il s’arrête soudain,

    Il contemple une dernière fois sa montagne, son village haut perché,

    Il reste là des heures, sans rien dire,  à se souvenir et se rappeler,

    De sa vie, de tous ces moments vécus dans la vallée, rires et chagrins…

     

    Puis l’homme âgé décide de s’en retourner vers cette grande maison,

    Sans joie, résigné, il s’en retourne, une larme coule et glisse sur sa joue,

    Arrivé, il monte dans sa chambre directement sans donner d’explications,

    Et il entre dans sa chambre et ferme les volets, la porte à clefs sans raison.

     

    Il s’allonge sur ce lit étranger et fixe quelque instant le plafond,

    Il ferme ensuite les yeux, et songe à son passé merveilleux,

    Il s’endort doucement d’un sommeil lourd et profond,

    Pour ne jamais se réveiller, libre il part rejoindre les cieux….

     

    Jean François LOUBET

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