• Maître Renard et Dame Colombe...

    Maître Renard allongé dans son terrier,

    Après avoir dégusté un bon poulet fermier,

    Rêvait à de nombreux plats en fin gourmet,

    Qu’il aimerait bien pouvoir gouter et croquer…


    Soudain, il entendit un chant nouveau et mélodieux,

    Dans cette partie de la forêt, un air entrainant et joyeux.

    Jamais notre Goupil n’avait entendu une telle voix,

    Et il n’était pas le seul à être surpris par cette mélodie.


    Posée sur une branche Dame Colombe et son brin d’Olivier,

    Venait d’emménager sur la plus haute branche d’un noyer.

    Les deux amis venaient de trouver un coin pour se reposer,

    Et pour construire et enfin vivre dans un joli nid douillé.


    Notre Roi des voleurs fut aussitôt attiré par le joli rameau,

    Et décida de s’en emparer aussitôt, tant il était beau !

    Séducteur et beau parleur, Maître Renard grimpa sur le noyer,

    Et s’approcha de l’oiseau blanc lentement pour ne pas l’effrayer.


    -« Douce Colombe, je vous souhaite la bienvenue dans cette forêt,

    Et j’espère que nous deviendrons de bons et de loyaux voisins,

    Vous portez dans votre bec un très joli rameau d’olivier,

    Accepteriez-vous de me le présenter et me le montrer ? »


    Dame Colombe ne répondit pas de peur de faire tomber,

    Cette branche d’olivier, symbole de Paix et d’Amitié.

    Elle se tourna de l’autre côté pour ne plus être dérangée,

    Par ce sournois quadrupède, inconnu et malintentionné.


    Surpris par ce silence notre Renard continua de parler,

    Sans se soucier de savoir si l’oiseau blanc l’écoutait :

    -«   Ah ! Vous devez connaître l’histoire du fromage et du corbeau,

    Mais rassurez vous, je ne ferais que regarder votre brin d’Olivier,

    Jamais je n’ai envisagé de le garder, et de vous le dérober ! »


    Agacé par tant d’insistance, notre Colombe décida de s’envoler

    Afin de trouver un arbre assez éloigné d’un terrier de Renard,

    Pour pouvoir se reposer et dormir sereinement chaque soir,

    Sans avoir peur de perdre son joli rameau d’olivier.


    Maître Renard descendit prudemment de son noyer,

    Et retourna directement se coucher dans son terrier,

    Pour rêver surement à un joli brin d’olivier,

    Protégé par une jolie blanche Colombe de la Paix.



    Jean François LOUBET

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