• L'occident, une mémoire courte....

    Alors que l'on se prépare à une riposte contre le régime de Bachar El Assad, sans attendre les conclusions de l'enquête des agents missionnés par l'ONU....Ils est sans doute intéressant de se souvenir...

    Au début des années 80, le père de Bachar El Assad avait déjà été soupçonné d'avoir utilisé les armes chimiques contre son peuple:

    "La bataille de Hama (appelée dans un but politique massacre de Hama) résulte de la répression, par le pouvoir syrien d'Hafez el-Assad, de la rébellion fomentée par les Frères musulmans dans la ville de Hama en février 1982. Si les estimations les plus basses parlent de 10 000 morts, les plus élevées, comme celle établie par le Conseil syrien des droits de l'homme, parlent de 40 000 morts lors de cette bataille. Un rapport officiel initialement secret de la Defense Intelligence Agency (DIA), déclassifié en 2012, estime le nombre total de victimes à environ 2000, et se félicite de la victoire du régime syrien, qui serait un élément clé de la stabilité de la région et des relations américano-soviétiques. Malgré son côté partisan, le rapport mentionne tout de même l'utilisation à large échelle de l'artillerie par Hafez al-Hassad, reconnaissant que ses actions ont atterré et écoeuré une large portion de la société syrienne.

    Le journaliste britannique Patrick Seale parvient lui aussi à entrer dans Hama. Le 7 mars 1982, il décrypte pour The Observer la bataille : « Dans les combats de Hama, la volonté des <a>Frères musulmans</a> de combattre jusqu'à la mort a rencontré la même volonté de la part des défenseurs du régime ».

    La bataille de Hama signe l'échec de l'insurrection des Frères musulmans en Syrie, désormais condamnés à l'exil. Durant les quatre semaines de siège, aucune autre ville syrienne n'est venue soutenir les habitants de Hama, doublement isolés : assiégés physiquement, et sans aucun appui moral à l'extérieur. De plus, la ville est interdite aux étrangers, dont les journalistes. Rares sont ceux qui pénètrent clandestinement. Hafez Al-Assad, quant à lui, refroidit durablement toute volonté de rébellion au sein de la population et apparaît comme celui qui maintient l'ordre entre les communautés alaouite et sunnite. L'épisode de Hama permet au régime de s'assurer un sursis de tranquillité.

    Le 2 février 1982, les Frères musulmans lancent leur dernière offensive contre le régime laïc en place. Les forces armées syriennes répliquent en assiégeant la ville 27 jours durant. Une partie importante de la ville — comptant de nombreux joyaux architecturaux — est alors détruite dans les combats, dont le tiers du centre historique."

    A cette époque ni les États-Unis, ni La France n'avait réagit et encore moins réclamé des sanctions contre le régime de Hafez Al Assad.....

    Ces grandes puissances ont au contraire continué de développer leur échanges commerciaux avec la Syrie et plus particulièrement dans le domaine militaire....

    Alors comme dans la publicité on pourrait dire:" oui mais ça c'était avant..."
    Sauf que jusqu'à ces dernières années La France et les États Unis ont continué à vendre du matériel militaire et à former des officiers de l'armée régulière de Syrie.....alors que les conditions du peuple syrien était connu de tous!!!!

    Par ailleurs, il ne faut pas omettre l'idée que la Syrie est considéré comme la 3ème réserve de gisement de gaz dans le monde....un détail au regard des Droit de l'Homme invoqués aujourd'hui pour justifier une intervention militaire!!!!!

    De plus, les conséquence d'une action militaire en Syrie vont déstabiliser toute une région déjà très fragile et au bord de l'explosion....surtout si cette intervention se fait sans avoir le soutien et l'aval de l'ONU....

    J-F LOUBET


     


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